Votre marketing plombe-t-il vos conversions ? Voilà une question bizarre, n’est-ce pas ?

Vous allez me dire…

« Comment mon marketing pourrait-il bien nuire à mon business ? J’y passe du temps, sur mon marketing ! » 

Réponse « double effet Kiss Cool » :

1 – Par la volonté de plaire

2 – Par la volonté de paraître « bien sous tout rapports » (ce qui n’est pas tout à fait la même chose)

Voyons ce qu’en dit Joanna Wiebe :

“Marketers have a tendency to try to abstract their messages to the point that everything can be said in two to six commonly used words, which somehow gives us the comforting sense that we’ve created a polished marketing message. As if that’s the goal. Let me leave you with this: polish doesn’t convert.”

Joanna Wiebe

Les marketeurs ont tendance à essayer d’abstraire leurs messages au point que tout peut être dit avec six mots usuels, ce qui d’une certaine façon nous donne le sentiment rassurant que l’on a créé un message marketing lustré. Comme si c’était l’objectif. Laissez-mois vous dire : passer un coup de polish ne convertit pas.”

Citation de Joanna Wiebe : passer un coup de polish ne convertit pas.

Franchement, merci Joanna. J’en peux plus non plus des messages passe-partout qui ne veulent rien dire. 

ENA ne rime pas avec conversions

Vous voulez rire un peu ?

Moi aussi, allons-y. 

« Je tiens à vous dire ici ma détermination sans faille pour clamer haut et fort que la conjoncture actuelle doit s’intégrer à la finalisation globale d’un programme plus humain, plus fraternel et plus juste. »

Quel homme politique a dit ça ?

Aucun. Ou tous. On n’en sait plus trop rien, hein ? Ça a l’air tellement vrai. Et tellement creux !

Cette phrase sort d’un « pipotron » que son auteur Christian Féron a baptisé l’Enatronic.

Pour quoi je vous parle de l’ENA et des politocards ?

Parce que pour être élu, l’homme politique doit plaire. Il doit plaire au plus grand nombre

Pour y parvenir, il cherche à se construire une image bien « propre sur lui », à n’offenser qu’une partie marginale de la population et il déblatère des platitudes avec lesquelles personne ne peut être fondamentalement d’accord ou pas d’accord tant elles sont vides de sens. 

Vous connaissez une de leurs techniques préférées pour s’attirer la sympathie des foules ?

Énumérer des problèmes – le plus possible -, les amplifier et… ne jamais apporter de solutions. 

Parce qu’ils n’en n’ont pas et qu’au fond l’énumération des problèmes suffit à générer une résonance dans la population

(Mieux quelqu’un parle de votre problème, plus vous êtes enclins à penser qu’il détient aussi la solution… à méditer.)

Donc, de grâce ! Ne pondez pas un marketing d’homme politique. 

Vos conversions ne requièrent pas la majorité des votants

Pour qu’un business tourne, vous n’avez pas besoin de la majorité des suffrages exprimés. 

Nous l’avons déjà évoqué dans les articles sur le storytelling et pourquoi déplaire est nécessaire pour vendre plus

Revenons à la base de ce qui constitue un business :

Vendre un produit ou un service pour un profit.

Quand un prospect « vote » pour votre produit, il vous donne son argent durement gagné en échange. 

L’objectif est donc d’obtenir suffisamment de votes pour couvrir vos charges et dégager un profit

C’est là qu’un marketing « d’inclusion » prend une balle dans la tête. 

Vous n’avez pas besoin que la majorité de la population vote pour votre produit. 

Vous avez besoin que suffisamment de personnes votent pour votre produit. 

C’est uniquement et totalement déterminé par votre structure de coûts. 

Evidemment, plus votre structure est légère, moins vous avez besoin de votes. 

N’arrondissez pas les angles

C’est à partir du moment où l’on cherche à contrôler le « politiquement correct » de son message que l’on se perd. 

À partir du moment où on va se demander si…

… on ne va froisser personne

… on ne va exclure personne

N’ayez pas peur d’être rejetés et critiqués. Personne ne peut plaire à tout le monde. C’est une quête vaine qui ne conduit qu’à la dépression. 

C’est vrai pour votre personnal branding comme pour votre stratégie de marque

Ne tombez pas dans le piège du compromis. 

Voilà deux questions que vous pouvez vous poser pour ne pas vous faire piéger :

1 – Quelles sont mes valeurs et celles de mon entreprise. Attention : pas de liste à la Prévert. Si vous en avez plus de 3, c’est que vous n’avez aucune fondation solide. 

2 – Suis-je en train de chercher à contrôler mon message par peur de la critique ?

Pour rappel, deux des 4 piliers d’un marketing qui cartonne sont :

(*) Le respect (que vous gagnez)

(*) La sympathie (de votre coeur de cible)

Pour obtenir les deux, votre message doit être tranchant. 

N’arrondissez pas les angles, ou votre marketing plombera vos conversions. 

Cet article fait partie d’une série de 30 posts sur des citations marketing de copywriters. Tous les détails dans le “post zéro”!

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